Nathalie Durrieu : du graphisme au bartending il n’y a qu’un pas !

Nathalie Durrieu, gagnante de la MONIN Cup France 2018, nous dévoile ses origines, son parcours pour devenir barman et ses inspirations.

Retour sur son expérience de la compétition qui a eu lieu en juin 2018 et découverte de ses expériences pour en arriver là.

Bonjour Nathalie, peux-tu nous parler de toi et de tes origines ?

Je m’appelle Nathalie Durrieu, je suis originaire d’Annecy, c’est là où j’ai grandi. J’ai la particularité d’avoir la double nationalité franco-américaine. C’est d’ailleurs ce qui m’a inspiré pour la création de mon cocktail qui m’a permis d’être sélectionnée à la Monin Cup France 2018 ! 

Parlons tout d’abord de la MONIN CUP France et de tes créations lors de cette compétition de bartenders. Plusieurs épreuves ont permis de départager les gagnants, la 1ère épreuve était la présentation d’un cocktail signature, quelles ont été tes inspirations pour le créer ?

Mon cocktail porte le nom de Rhubarbie Girl. C’est un drink très fun qui me ressemble, je suis quelqu’un d’excentrique. J’ai choisi un nom anglais pour rappeler ma double nationalité.
Pour ce cocktail, j’ai été inspirée par Le Fruit de MONIN Rhubarbe. J’adore les produits MONIN pour leur grande qualité et j’ai vraiment eu un flash sur celui-ci. Moi qui aime beaucoup la Suze, j’ai voulu trouver un parfum qui « matchait » bien avec ce produit. J’ai ajouté du sirop de Fleur de Sureau pour avoir à la fois un côté féminin, végétal et floral.
Pour réaliser ce cocktail, je me suis replongée dans mon enfance passée à la campagne et des fleurs qui s’y trouvaient. La rhubarbe, produit authentique et acidulé, me rappelle les compotes et les tartes de ma grand-mère. Ce cocktail, c’est un peu la petite fille que j’étais, il a plu, et j’en suis ravie.

La compétition imposait ensuite la réalisation d’un cocktail « 100% made in France », qu’as-tu crée ?

J’ai créé un cocktail intitulé « L’Appel du 18 juin » : la compétition tombait ce jour-là et je souhaitais rendre hommage à cette date qui est un jour fort de notre histoire.
J’ai réalisé ce cocktail à base de cognac. J’ai choisi de mettre en avant cet alcool, car c’est celui qui était consommé par les soldats sur le front. J’ai également utilisé deux produits MONIN dans sa composition : Le Fruit de MONIN Betterave, qui se marie très bien au cognac, et le Sirop de Miel MONIN. Afin d’équilibrer le cocktail et pour qu’il ne soit pas trop sucré, j’ai mis du gingembre frais. À cela, j’ai ajouté du jus de citron pour balancer, ainsi qu’un blanc d’œuf pour détendre le cocktail et l’aérer.

As-tu déjà fait des concours cocktails auparavant ? As-tu des conseils à donner aux prochains candidats ?

J’ai déjà participé à 4-5 compétitions cocktails. C’est un bon exercice et je conseille avant tout aux candidats d’être eux-mêmes. Comme nos clients, les jurys ont envie de voyager. Ils veulent découvrir une partie de nous, de notre personnalité. Cela ne sert à rien de se créer un personnage, il faut être vrai et naturel.

Dis-en nous plus sur toi : où travailles-tu actuellement et qu’est-ce qui te plaît dans le métier de bartender ?

Je travaille à Annecy en tant que bartender dans un bar qui est 100% cocktails. C’est une petite structure qui s’appelle la Queue du Coq*. Actuellement, je créé les cartes et je teste énormément de recettes. Ce qui me plaît avant tout dans le bartending c’est la créativité. J’aime créer des cartes et des cocktails.

Qu’est-ce qui t’a amenée à rejoindre le monde du bar ?

Au départ, je travaillais dans un bar afin de financer mes études. Je faisais des études en graphisme, j’aimais déjà créer, inventer des logos mais je me suis rapidement rendue compte que je ne me voyais pas passer ma vie derrière un écran. J’ai besoin de contact avec les gens. Aussi, je me suis aperçue que le travail que je faisais à côté m’apportait à la fois créativité et contact. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de suivre cette voie. J’ai commencé à travailler dans des restaurants, des bars d’hôtels, j’ai même travaillé dans des boites de nuit.

Il y a 4-5 ans, j’ai véritablement décidé de me lancer dans la mixologie. Cela a été assez difficile, en tant que femme, de rentrer dans un bar à cocktails et de ne pas seulement être en salle ou à la plonge. Je voulais avoir ma chance et j’ai poussé des portes. D’ailleurs, j’ai remarqué une certaine évolution ces dernières années des femmes dans le monde du bar. Je trouve cela génial qu’autant de femmes aient participé à la MONIN CUP France aujourd’hui par exemple !

Peux-tu nous parler d’une de tes créations phares ?

Récemment, il y a un cocktail que j’ai mis à la carte du bar, qui s’appelle « La Fée du Coq », à l’intérieur on y trouve du gin, Le Fruit de MONIN Passion, Le Sirop de MONIN Orgeat et de l’absinthe. C’est un cocktail Tiki qui plaît à tout le monde. L’absinthe lui donne vraiment un coup de fraîcheur et l’orgeat apporte beaucoup de rondeur. Ce cocktail, c’est un véritable succès !

Pour toi, quels sont les challenges d’un bartender aujourd’hui ?

Le challenge aujourd’hui dans le monde du bar c’est de créer de bons cocktails et d’être régulier tout en restant humble.


*En savoir plus La Queue du Coq sur leur page Facebook : www.facebook.com/laqueueducoq74